Une loi-cadre Egalité Femmes-Hommes aux dispositions idéologiques et liberticides

Avec le nouveau projet de loi-cadre Egalité Femmes-Hommes, nos gouvernants inaugurent le déni de réalité à grande échelle. Aveuglés par leur idéologie, ils mettent en place sous couvert d’une soi-disant « égalité intégrée» des mesures liberticides tant pour les femmes que pour les hommes. Penchons-nous un instant sur les plus violentes de ces mesures, qui représentent des entraves à la liberté des femmes, sans apporter de solutions concrètes à de véritables problèmes de société.

Pour « remettre Mesdames au travail », le gouvernement prévoit d’obliger les parents à partager le congé parental : il ne sera extensible à 3 ans que si le second conjoint prend les six derniers mois. Dans les foyers les plus modestes, Monsieur ne pourra se permettre de prendre six mois de congé, Madame reprendra plus vite le travail, et l’Etat économisera six mois de congé parental sur le dos des familles. Plutôt que de proposer des solutions aux petites et moyennes entreprises pour lesquelles ces congés sont un véritable handicap, nos représentants préfèrent étendre la discrimination à l’embauche dont souffrent les femmes à tous les jeunes couples de la tranche d’âge 25-30 ans. Faire en sorte qu’un problème devienne général et non plus spécifique, ce n’est pas résoudre ce problème…

Pour faire de l’avortement un droit, il supprime de la loi Veil la notion de « détresse » et prévoit une punition pénale pour « le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption de grossesse ». Les femmes en situation de grossesse non désirée n’auront plus la légitimité que leur offrait la notion de détresse, ni pour demander que leur soient proposées des alternatives à l’avortement, ni pour demander un soutien psychologique. Plutôt que de prendre à bras-le corps les problèmes de société, nos représentants préfèrent supprimer la notion de problème dans les esprits – en transformant, d’un coup de baguette législative, le problème et la souffrance qui l’accompagne en droit positif et libérateur. Plutôt que donner aux femmes les moyens d’exercer une liberté de choix effective, la loi-cadre Egalité Femmes-Hommes préfère leur fournir un manuel technique de l’avortement, sans alternative, et pénaliser les sites dits pro-life dans le mépris le plus total du principe de liberté d’expression.

Pour assurer une représentation égalitaire des hommes et des femmes dans l’ensemble de la société, il impose une politique de quotas à tous les niveaux. Soucieuses de la complémentarité entre hommes et femmes et de la véritable prise en compte des compétences féminines, la politique de quotas qu’imposerait cette loi-cadre ne peut que nous inquiéter. Plutôt que de valoriser les femmes pour leurs compétences réelles, le gouvernement promeut des mesures coercitives qui favoriseront une misogynie ordinaire, en renforçant le présupposé selon lequel une femme ne détient pas sa position sociale parce qu’elle est compétente, mais parce qu’elle remplit le quota légal de femmes.

Nous voulons autant favoriser l’égal accès des femmes aux postes clés que défendre leur liberté de choisir l’éducation qu’elles jugent la meilleure pour leurs enfants, et la part de leur vie qu’elles souhaitent leur consacrer. C’est pourquoi nous demandons que cessent les mesures liberticides et idéologiques, en faveur de véritables changements concrets, donnant aux femmes qui souhaitent s’occuper de leurs enfants, comme à celles qui veulent s’engager dans la sphère publique, la liberté de réaliser leurs choix : par exemple, pourquoi ne pas mettre en place des structures d’accueil pour les femmes enceintes en difficulté, favoriser la mise en place de crèches dans les universités et les entreprises, laisser les couples libres de la répartition de leurs congés parentaux, aménager des horaires de réunions qui soient compatibles avec une vie de famille, ou encore favoriser l’accès aux formations de cadre pour les mères de famille ?

3 Commentaires

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  1. 3
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    Votre article est pertinent.
    Cependant tout cela passe comme une lettre à la poste. Cela est très dommage. L ‘opposition fera peut-être un recours devant le Conseil Constitutionnel ? Mais , sur les problèmes de moeurs, elle a peur de se faire traiter de réac, alors qu ‘il faut savoir être réac quand il le faut .

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