E comme Enchantez votre monde !

 

 

Il était une fois dans l’une des plus belles provinces de notre pays, un mal étrange qui se propageait et touchait tout le monde, des cœurs des jeunes enfants à ceux des grands-mères. Cette belle province, dont la capitale était Marseille, avait pour bonne fée une vieille femme, sage et bonne, qui se prénommait Gyptis. Désemparée de voir ainsi sa ville dépérir de tristesse, elle décida de se mêler aux habitants sous la forme d’une jeune fille toute de blanc vêtue qui changerait d’apparence tous les jours à minuit, et ce pendant sept jours.

Cela faisait bien longtemps que Gyptis n’avait pas pointé le bout de son nez dans sa chère Marseille. Elle observait, complètement déboussolée, les comportements des habitants qui souffraient de ce mal étrange, la solitude. Ils essayaient de s’en débarrasser en se rendant dans de grands temples, entièrement dédiés à la consommation : les grands magasins, qui poussaient partout, comme des champignons. Incrédule, elle voyait tous ses Marseillais se croiser sans se voir et observait comment de petits bouts de papiers de différentes couleurs faisaient la loi, une loi presque sacrée.

Notre chère Gyptis comprit alors que les comptes en banque avaient remplacé les contes de fées ! Elle décida d’éclairer cette longue nuit qui était tombée sur Marseille. Elle choisit de beaux endroits à enchanter, espérant que cette beauté mettrait du baume au cœur à ses chers Marseillais. Partout où Gyptis passait, de petites flammes éclairaient la ville, ses habitants s’arrêtaient et souriaient à ces lumières.

Certains les emportaient avec eux pour les offrir à d’autres passants. Voyant que son idée fonctionnait, Gyptis passa à la vitesse supérieure et concocta un vin chaud dont les nombreuses épices auraient pu décongeler le cœur du plus froid des traders et l’offrit à tous ceux qu’elle rencontrait. La ville commençait à émerger de sa léthargie et Gyptis aperçut alors que d’autres femmes, jeunes et moins jeunes avaient pris le relais, s’étaient mises à illuminer la ville, à offrir des sourires et à refuser la loi des morceaux de papier.

Notre chère Gyptis, heureuse d’avoir fait des émules, se retira dans sa campagne provençale tout en murmurant un message à qui voudrait bien l’entendre : ne laissez pas les comptes en banques remplacer les contes de fées… enchantez votre monde !

Le projet « Antigones de A à Z » a pour but de préciser notre pensée par petites touches, en illustrant par une photo, une vidéo, une citation, etc. des idées nous caractérisant.

3 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    Mamé

    Ah quel bonheur de vous retrouver. Enchantez notre vie, nous sommes derrière et avec vous pour réussir à enchanter le monde pour tous!!!!
    De tout cœur avec vous.
    A bientôt à Lyon ……

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *