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Transmettre idées et valeurs par l’action artistique

Dans le cadre de notre réflexion sur la transmission, nous  nous avons invité une artiste contemporaine à notre permanence parisienne du 6 mars 2014. Elle s’est exprimée sur la manière de transmettre idées et valeurs dans l’espace public à travers des actions artistiques : la destructuration de la culture que soulignait notre dernier travail a pour corollaire l’hégémonie de normes imposées par le discours médiatique dominant. Dans l’espace public d’aujourd’hui, transmettre, c’est communiquer, diffuser le contenu par l’image. Nous avons donc échangé sur la possibilité de réinvestir l’espace de communication par l’action artistique.

Savons-nous encore transmettre ?

Notre programme de formation, consacré cette année au thème de la transmission, prévoit une séance d’auto-formation un jeudi par mois. Ces séances sont assurées par les membres du collectif Antigones, et peuvent consister en une courte conférence, suivie de débat, ou en une critique d’ouvrage. La production d’un texte publié sur le site internet suit systématiquement chacune de ces séances d’auto-formation ; elle est le fruit des réflexions de l’intervenante et de l’échange entre les personnes présentes à la permanence.

« Sans testament […] – qui choisit et qui nomme, qui transmet et qui conserve, qui indique où les trésors se trouvent et quelle est leur valeur – il semble qu’aucune continuité dans le temps ne soit assurée et qu’il n’y ait, par conséquent humainement parlant, ni passé, ni futur, mais seulement le devenir éternel du monde et en lui le cercle éternel des êtres vivants». H. Arendt

Pour télécharger le texte de la conférence : LesAntigones_LaCrisedelaTransmission

Une crise profonde, la crise de la transmission

Notre programme de formation, consacré cette année au thème de la transmission, prévoit une séance d’auto-formation un jeudi par mois. Ces séances sont assurées par les membres des Antigones, et peuvent consister en une courte conférence, suivie de débats, ou en une critique d’ouvrage. La production d’un texte publié sur le site internet suit systématiquement chacune de ces séances d’auto-formation ; elle est le fruit des réflexions de l’intervenante et de l’échange entre les personnes présentes à la permanence.

Cette première séance introductive voudrait montrer la pertinence, les enjeux et les difficultés que soulève le thème de la « transmission » retenu cette année : nous étudierons mois après mois différents volets d’une crise générale de la transmission, au sujet de laquelle je soumets quelques réflexions générales, personnelles ou inspirées de mes lectures. Les deux auteurs principaux qui m’inspirent aujourd’hui sont Hannah Arendt (La crise de la culture) et Mircea Eliade (Le sacré et le profane).

Pour télécharger le texte de la conférence : LesAntigones_LaCrisedelaTransmission

Nous ne voulons pas de la performance pour avenir !

Dans le cadre de notre travail sur la transmission par la Terre et l’écologie, notre attention a été attirée par le projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, qui repassera bientôt  en seconde lecture à l’Assemblée nationale.

Des points positifs   

Encadrement et transparence

Le texte de loi comporte certains points très positifs : il est notamment question d’encadrer l’utilisation de produits phytosanitaires, et de rendre publiques les conventions entre les entreprises qui fabriquent ou commercialisent les médicaments vétérinaires et les professionnels du monde agricole, y compris les écoles ou les titres de presse.Malheureusement, ce ne sont pas quelques informations isolées – quand bien même elles seraient lues, qui régleront les problèmes sanitaires liés à l’usage de ces produits.

 

Antigones’s Tribune for the Ecosprinter – the magazine of Young European Greens

The Antigones have been asked by the Ecosprinter to write a tribune in their online participative magazine.  This was the occasion for us to explain who we are, what this year’s theme, transmission, means, and how it is related to environmental matters. 

In today’s France it’s a tricky business to talk of women and feminism, as debate is rendered difficult by ideology and its inherent contradictions. International news, from Spain or Eastern Europe, creates tension. The media focus on themes – the right to abortion, parity in the workplace, the sharing of parental leave, the introduction without consultation into schools of what is commonly called « gender studies », on the pretext of combatting sexist stereotypes – that tend to obscure the complexities of the subject. Disagreement and conflict are rife; nobody knows what the real question is, or who truly defend the cause of women today.

There is an urgent need to get away from this political and ideological posturing, to base our reflection on a vision of society as a whole, and to consider calmly men and women. This wider vision, based on the reciprocal complementarity of the sexes that we see in daily experience, is what we want to go into, from the women’s stand point. For women we are, fighting to live out freely a femininity recognised by society. We do not plead for some mathematical equality between supposedly identical individuals.

Tribune des Antigones pour l’Ecosprinter – magazine des Jeunes Verts Européens

Les Antigones ont été invitées par le bureau éditorial de l’Ecosprinter à publier une tribune libre dans leur magazine participatif en ligne dans le cadre d’une édition sur le Genre et dans une optique de débat d’idées. Cette tribune a été l’occasion pour nous d’expliciter la raison d’être du mouvement, notre thème de l’année, la transmission, et son rapport aux questions écologiques. 

Parler de la femme et du féminisme aujourd’hui en France est une entreprise risquée : les débats sont minés par l’idéologie et ses contradictions internes ; les actualités internationales, tant en Espagne qu’en Europe de l’Est, crispent l’opinion publique ; les discussions les plus médiatisées se focalisent sur quelques arbres qui menacent de cacher la forêt – droit à l’avortement, parité dans les entreprises, partage des congés parentaux, diffusion autoritaire dans les écoles de ce que le public appelle désormais la « théorie du genre » sous prétexte de lutte contre les « stéréotypes sexistes ». Les conflits s’exacerbent, et plus personne ne sait de quoi l’on parle ni qui aujourd’hui défend vraiment les femmes.

Il est urgent d’abandonner les postures politiques et idéologiques, pour reconsidérer ces questions à partir d’une vision d’ensemble de la société, et porter enfin un regard apaisé sur la femme et sur l’homme. C’est cette vision d’ensemble, fondée sur une complémentarité réciproque des sexes que l’expérience quotidienne révèle, que nous voulons développer à partir de notre point de vue de femmes. Nous sommes femmes, et luttons pour vivre notre féminité dans la liberté et la reconnaissance sociale, mais ne prônons pas l’égalité mathématique d’individus supposés identiques.

Anne Brassié et Stéphanie Bignon – Cessez de nous libérer !

Anne Brassié et Stéphanie Bignon ont co-écrit Cessez de nous libérer, petit traité pour les femmes actuelles, publié le 15 février dernier. Cet ouvrage part d’un constat historique et philosophique, portant sur les fondements de la société contemporaine, pour aboutir à une analyse de la situation actuelle des femmes, et notamment des mères de famille. Les deux auteurs sont catholiques et le disent : leur ouvrage adopte un point de vue explicitement confessionnel.

[Mise au point] Les Antigones face aux Femen

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Les Antigones sont nées d’une confrontation. Face à la violence extrémiste du groupe FEMEN, et à la complaisance du gouvernement à leur égard, nous avons voulu faire entendre la voix des femmes qui sont ignorées.

Guerre des sexes, instrumentalisation du corps au service d’une idéologie nihiliste et individualiste, violence de l’action et de la parole – l’image de la femme que représente FEMEN est aux antipodes de ce que nous sommes et voulons transmettre.