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[Conférence] Les théories du Care : origines, intérêt, limites

Notre programme de formation, consacré cette année au thème de la transmission, prévoit une séance d’auto-formation un jeudi par mois. Ces séances sont assurées par les membres des Antigones, et consistent en une courte conférence, suivie de débats, ou en une critique d’ouvrage. L’année s’est ainsi ouverte par une réflexion d’Isabelle sur la crise de la transmission.

Jeudi 13 mars, Anne a présenté dans le cadre de notre réflexion du mois sur la transmission dans la société, les théories du Care. Ces théories, d’abord éthique féminine différencialiste, s’intéressent notamment à l’éducation (C. Gilligan et M. Nussbaum), au lien mère-enfant (N. Noddings), ou encore à l’organisation politique et au soin apporté à l’environnement (J. Tronto).

Pour télécharger le texte de la conférence : LesAntigones_ThéoriesduCare

Un nouveau courant de pensée hérité des Etats-Unis se diffuse progressivement en France, par l’intermédiaire notamment du  secteur des services à la personne. Michèle Delaunay, alors ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie, Martine Aubry, alors Premier Secrétaire du Parti Socialiste, en ont parlé. Ce courant de pensée, qui nous vient tout droit des Etats Unis, est connu sous le nom de « Care ».

Les banques vous font chanter ? Dansez avec les Antigones !

Danser devant une banque ? Quelle drôle d’idée ! Et pourtant…

Gyptis, l’antenne marseillaise des Antigones, a dansé samedi devant la Banque de France, place Estrangin.

Nous avons dansé un cercle circassien, un classique des bals folks. Très simple, cette ronde permet aux danseurs de faire connaissance entre eux, de partager un moment joyeux, de pure convivialité, sans calcul ni arrière-pensée : des séquences se répètent, au cours desquelles on change de partenaires, jeunes, vieux, bons ou moins bons danseurs, pour le seul plaisir de danser.

Partenaires ? On danse en couple, bien sûr. Un homme et une femme forment un tout harmonieux, complémentaire. Où nos détracteurs voient-ils une quelconque soumission ? L’un est nécessaire à l’autre et vice-versa. Comme le Yin et le Yang.

Mais si le couple est à la base de ces danses, il évolue au sein d’un groupe. Danser, c’est aussi souder : on saute ensemble, on avance ensemble, on recule ensemble, on tourne ensemble en écoutant ou en fredonnant la même musique.

Aujourd’hui, chacun écoute la musique de son téléphone ou de son iPod, coupé du monde, coupé des autres. Et si nous réapprenions à chanter et à danser ensemble ? Le lien social, l’harmonie, passent par ces deux activités indispensables au « vivre-ensemble » dont on nous rebat les oreilles toute la journée, en même temps qu’on détruit ce qui le rendrait possible.

Danser devant une banque, c’est opposer des liens humains aux liens marchands. C’est opposer notre joie de vivre à la faillite de notre société où nous conduisent tout droit les banques.