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Eco-logie ou la logique de l’oikos

[version courte]

Dans le cadre de notre année consacrée à Femmes et transmission, en 2014, voici la version courte de notre réflexion sur « Femmes, écologie et transmission ».

Télécharger le pdf complet : Réflexion des Antigones – Femmes, écologie et transmission

Consulter la première, la deuxième, la troisième partie de notre réflexion, et/ou nos conclusions

 

Le caractère non-viable de notre système économique étant devenu évident, l’écologie est l’enjeu essentiel de notre temps : comment préserver le monde que nous transmettrons à nos enfants ? Or, cette question ne peut être résolue en ne considérant que les facteurs économiques visibles – elle demande une analyse globale de la crise que nous traversons, proposée ici à partir d’un point de vue de femmes.

Cet article est le résultat d’un travail d’auto-formation mené dans le cadre de notre année 2014 consacrée aux Femmes et à la Transmission que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici et ici.

Tribune des Antigones pour l’Ecosprinter – magazine des Jeunes Verts Européens

Les Antigones ont été invitées par le bureau éditorial de l’Ecosprinter à publier une tribune libre dans leur magazine participatif en ligne dans le cadre d’une édition sur le Genre et dans une optique de débat d’idées. Cette tribune a été l’occasion pour nous d’expliciter la raison d’être du mouvement, notre thème de l’année, la transmission, et son rapport aux questions écologiques. 

Parler de la femme et du féminisme aujourd’hui en France est une entreprise risquée : les débats sont minés par l’idéologie et ses contradictions internes ; les actualités internationales, tant en Espagne qu’en Europe de l’Est, crispent l’opinion publique ; les discussions les plus médiatisées se focalisent sur quelques arbres qui menacent de cacher la forêt – droit à l’avortement, parité dans les entreprises, partage des congés parentaux, diffusion autoritaire dans les écoles de ce que le public appelle désormais la « théorie du genre » sous prétexte de lutte contre les « stéréotypes sexistes ». Les conflits s’exacerbent, et plus personne ne sait de quoi l’on parle ni qui aujourd’hui défend vraiment les femmes.

Il est urgent d’abandonner les postures politiques et idéologiques, pour reconsidérer ces questions à partir d’une vision d’ensemble de la société, et porter enfin un regard apaisé sur la femme et sur l’homme. C’est cette vision d’ensemble, fondée sur une complémentarité réciproque des sexes que l’expérience quotidienne révèle, que nous voulons développer à partir de notre point de vue de femmes. Nous sommes femmes, et luttons pour vivre notre féminité dans la liberté et la reconnaissance sociale, mais ne prônons pas l’égalité mathématique d’individus supposés identiques.

Une loi-cadre Egalité Femmes-Hommes aux dispositions idéologiques et liberticides

Avec le nouveau projet de loi-cadre Egalité Femmes-Hommes, nos gouvernants inaugurent le déni de réalité à grande échelle. Aveuglés par leur idéologie, ils mettent en place sous couvert d’une soi-disant « égalité intégrée» des mesures liberticides tant pour les femmes que pour les hommes. Penchons-nous un instant sur les plus violentes de ces mesures, qui représentent des entraves à la liberté des femmes, sans apporter de solutions concrètes à de véritables problèmes de société.

Pour « remettre Mesdames au travail », le gouvernement prévoit d’obliger les parents à partager le congé parental : il ne sera extensible à 3 ans que si le second conjoint prend les six derniers mois. Dans les foyers les plus modestes, Monsieur ne pourra se permettre de prendre six mois de congé, Madame reprendra plus vite le travail, et l’Etat économisera six mois de congé parental sur le dos des familles. Plutôt que de proposer des solutions aux petites et moyennes entreprises pour lesquelles ces congés sont un véritable handicap, nos représentants préfèrent étendre la discrimination à l’embauche dont souffrent les femmes à tous les jeunes couples de la tranche d’âge 25-30 ans. Faire en sorte qu’un problème devienne général et non plus spécifique, ce n’est pas résoudre ce problème…

Anne Brassié et Stéphanie Bignon – Cessez de nous libérer !

Anne Brassié et Stéphanie Bignon ont co-écrit Cessez de nous libérer, petit traité pour les femmes actuelles, publié le 15 février dernier. Cet ouvrage part d’un constat historique et philosophique, portant sur les fondements de la société contemporaine, pour aboutir à une analyse de la situation actuelle des femmes, et notamment des mères de famille. Les deux auteurs sont catholiques et le disent : leur ouvrage adopte un point de vue explicitement confessionnel.

Le 8 mars, une journée des droits de la femme ?

Les Antigones rappellent, en ce 8 mars, que les femmes ne sont ni une minorité opprimée, ni un groupe à part au sein de la population, ni un problème de société. Les femmes constituent 50 % de la société. Elles ne sont pas LA femme, mais les femmes: filles, mères, seules ou mariées, salariées, chefs d’entreprise, françaises, étrangères, de la caissière à l’artiste en passant par la sage-femme ou la mère qui élève ses enfants à plein temps. La prise en compte des droits spécifiques des femmes doit se faire dans chaque ministère, chaque fois qu’il y a lieu de considérer les problèmes spécifiques posés par la sexuation des administrés.