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Eco-logie ou la logique de l’oikos

[version courte]

Dans le cadre de notre année consacrée à Femmes et transmission, en 2014, voici la version courte de notre réflexion sur « Femmes, écologie et transmission ».

Télécharger le pdf complet : Réflexion des Antigones – Femmes, écologie et transmission

Consulter la première, la deuxième, la troisième partie de notre réflexion, et/ou nos conclusions

 

Le caractère non-viable de notre système économique étant devenu évident, l’écologie est l’enjeu essentiel de notre temps : comment préserver le monde que nous transmettrons à nos enfants ? Or, cette question ne peut être résolue en ne considérant que les facteurs économiques visibles – elle demande une analyse globale de la crise que nous traversons, proposée ici à partir d’un point de vue de femmes.

Cet article est le résultat d’un travail d’auto-formation mené dans le cadre de notre année 2014 consacrée aux Femmes et à la Transmission que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici et ici.

Nous ne voulons pas de la performance économique pour unique avenir !

Dans le cadre de notre travail sur la transmission par la Terre et l’écologie, notre attention a été attirée par le projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, qui repassera bientôt  en seconde lecture à l’Assemblée nationale.

Des points positifs   

Encadrement et transparence

Le texte de loi comporte certains points très positifs : il est notamment question d’encadrer l’utilisation de produits phytosanitaires, et de rendre publiques les conventions entre les entreprises qui fabriquent ou commercialisent les médicaments vétérinaires et les professionnels du monde agricole, y compris les écoles ou les titres de presse.Malheureusement, ce ne sont pas quelques informations isolées – quand bien même elles seraient lues, qui régleront les problèmes sanitaires liés à l’usage de ces produits.

 

Tribune des Antigones pour l’Ecosprinter – magazine des Jeunes Verts Européens

Les Antigones ont été invitées par le bureau éditorial de l’Ecosprinter à publier une tribune libre dans leur magazine participatif en ligne dans le cadre d’une édition sur le Genre et dans une optique de débat d’idées. Cette tribune a été l’occasion pour nous d’expliciter la raison d’être du mouvement, notre thème de l’année, la transmission, et son rapport aux questions écologiques. 

Parler de la femme et du féminisme aujourd’hui en France est une entreprise risquée : les débats sont minés par l’idéologie et ses contradictions internes ; les actualités internationales, tant en Espagne qu’en Europe de l’Est, crispent l’opinion publique ; les discussions les plus médiatisées se focalisent sur quelques arbres qui menacent de cacher la forêt – droit à l’avortement, parité dans les entreprises, partage des congés parentaux, diffusion autoritaire dans les écoles de ce que le public appelle désormais la « théorie du genre » sous prétexte de lutte contre les « stéréotypes sexistes ». Les conflits s’exacerbent, et plus personne ne sait de quoi l’on parle ni qui aujourd’hui défend vraiment les femmes.

Il est urgent d’abandonner les postures politiques et idéologiques, pour reconsidérer ces questions à partir d’une vision d’ensemble de la société, et porter enfin un regard apaisé sur la femme et sur l’homme. C’est cette vision d’ensemble, fondée sur une complémentarité réciproque des sexes que l’expérience quotidienne révèle, que nous voulons développer à partir de notre point de vue de femmes. Nous sommes femmes, et luttons pour vivre notre féminité dans la liberté et la reconnaissance sociale, mais ne prônons pas l’égalité mathématique d’individus supposés identiques.