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La loi-cadre Egalité Femmes-Hommes, un projet inquiétant

Le « projet de loi-cadre Egalité Femmes-Hommes » a été adopté en première lecture au Sénat et à l’Assemblé. Internet s’est enflammé et les articles se sont multipliés ; certains pour saluer, d’autres pour dénoncer la réforme du congé parental et la suppression de la notion de « détresse » de la loi sur l’avortement. Quel que soit leur point de vue, ces articles ne reflètent pourtant pas l’ensemble des bouleversements que représente ce projet de loi. L’intitulé du projet lui-même – « loi-cadre Egalité Femmes-Hommes» – devrait pourtant interpeller à plus d’un titre les oreilles averties.

Si vous vous demandez comment vous pouvez nous aider

Beaucoup d’entre vous se demandent encore qui sont les Antigones et s’interrogent sur la raison d’être de ce mouvement. Notre rassemblement, féminin, se propose d’offrir un regard renouvelé sur la femme, dans sa complémentarité réciproque avec l’homme, et sur la société qui nous entoure. Nous voulons être une tribune pour les femmes qui ne se reconnaissent ni dans un féminisme de l’indifférenciation, ni dans un féminisme prônant la guerre des sexes. Nous ne proposons pas de doctrine, et n’en proposerons pas : notre propos veut ouvrir les débats. Les prémisses à partir desquelles nous proposons de réfléchir ont été annoncées dans notre Manifeste, et explicitées dans notre Charte. Le fruit de nos échanges et de nos réflexions vous est livré dans les articles que nous publions. Notre réflexion n’est pas autocentrée : nous parlons de la femme et proposons un regard de femmes sur le monde. Nous souhaitons être au sein de notre société une voix différente. Nos actions sont un moyen d’incarner et de diffuser ces réflexions le plus largement possible.

[Mise au point] Les Antigones face aux Femen

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Les Antigones sont nées d’une confrontation. Face à la violence extrémiste du groupe FEMEN, et à la complaisance du gouvernement à leur égard, nous avons voulu faire entendre la voix des femmes qui sont ignorées.

Guerre des sexes, instrumentalisation du corps au service d’une idéologie nihiliste et individualiste, violence de l’action et de la parole – l’image de la femme que représente FEMEN est aux antipodes de ce que nous sommes et voulons transmettre.

Les banques vous font chanter ? Dansez avec les Antigones !

Danser devant une banque ? Quelle drôle d’idée ! Et pourtant…

Gyptis, l’antenne marseillaise des Antigones, a dansé samedi devant la Banque de France, place Estrangin.

Nous avons dansé un cercle circassien, un classique des bals folks. Très simple, cette ronde permet aux danseurs de faire connaissance entre eux, de partager un moment joyeux, de pure convivialité, sans calcul ni arrière-pensée : des séquences se répètent, au cours desquelles on change de partenaires, jeunes, vieux, bons ou moins bons danseurs, pour le seul plaisir de danser.

Partenaires ? On danse en couple, bien sûr. Un homme et une femme forment un tout harmonieux, complémentaire. Où nos détracteurs voient-ils une quelconque soumission ? L’un est nécessaire à l’autre et vice-versa. Comme le Yin et le Yang.

Mais si le couple est à la base de ces danses, il évolue au sein d’un groupe. Danser, c’est aussi souder : on saute ensemble, on avance ensemble, on recule ensemble, on tourne ensemble en écoutant ou en fredonnant la même musique.

Aujourd’hui, chacun écoute la musique de son téléphone ou de son iPod, coupé du monde, coupé des autres. Et si nous réapprenions à chanter et à danser ensemble ? Le lien social, l’harmonie, passent par ces deux activités indispensables au « vivre-ensemble » dont on nous rebat les oreilles toute la journée, en même temps qu’on détruit ce qui le rendrait possible.

Danser devant une banque, c’est opposer des liens humains aux liens marchands. C’est opposer notre joie de vivre à la faillite de notre société où nous conduisent tout droit les banques.