[revue de presse] entretien d’Iseul Turan à Metronews

Iseul Turan a répondu aux questions de Metronews suite à son infiltration des Femen :

La jeune femme, une étudiante en droit de 21 ans, a infiltré le mouvement féministe des Femen pendant plusieurs semaines. Elle relate son expérience à Metronews.

Pourquoi avoir infiltré les Femen ?
J’ai intégré début février un groupe de femmes, « les Antigones ». J’ai été en charge du pôle « Femen ». L’idée était de faire passer le message qu’il y en avait marre. Marre de ces méthodes dégradantes qui desservent la cause des femmes. Notre opération comprenait une infiltration puis une manifestation jusqu’au QG des Femen à Paris, qui au eu lieu samedi. Mon infiltration a elle commencé en avril.

En quoi a-t-elle consisté ?
J’ai participé à six séances d’entrainement physique, qui ont lieu chaque samedi à leur QG, ainsi qu’à quelques débats.

Qu’avez-vous découvert ?
J’ai découvert un groupe très opaque. Les responsables montent les actions en petit comité et les militantes de base ne sont pas associées. J’ai aussi été choquée par leur manque de réflexion. Les Femen, c’est le néant. Elles s’intéressent juste au spectacle, à l’action : c’est une agence de communication.

Vous admettez être catholique pratiquante. Vous êtes également contre le mariage pour tous. Votre action n’est-elle pas idéologique ?
Non, ce sont des positions que j’exprime à titre personnel. Au sein des Antigones, nous ne sommes pas politiques ni religieuses. Nous sommes un groupe de réflexion.

Vous vous revendiquez féministe ?
Je préfère le terme « féminin ». Feministe est une idéologie dans laquelle je ne me reconnais pas. Au sein des Antigones, nous insistons sur la complémentarité des hommes et des femmes. L’un ne peut pas faire sans l’autre. Nous réfléchissons par exemple à la question des quotas, qui peut se révéler contre productive, ou à la pornographie et à la prostitution.

Quelle est votre position sur ce point ?
Nous sommes d’accord avec les Femen. Nous sommes contre la marchandisation du corps de la femme.

* nom d’emprunt
** Contactées, les Femen n’ont pas encore donné suite à nos appels

métronews

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