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Transmission & éducation, La mère, le père, l’enseignant

Xavier ALONSO, psychologue clinicien, a exposé pour nous les recherches de sa profession sur le rôle de la mère, du père et de l’enseignant dans l’éducation lors d’une conférence faite aux Antigones Paris en 2014. Voici donc une tribune libre qu’il a écrite pour résumer pour nous les grandes lignes de sa conférence. 

Les théories du Care : origines, intérêt, limites

Notre programme de formation, consacré cette année au thème de la transmission, prévoit une séance d’auto-formation un jeudi par mois. Ces séances sont assurées par les membres des Antigones, et consistent en une courte conférence, suivie de débats, ou en une critique d’ouvrage. L’année s’est ainsi ouverte par une réflexion d’Isabelle sur la crise de la transmission.

Jeudi 13 mars, Anne a présenté dans le cadre de notre réflexion du mois sur la transmission dans la société, les théories du Care. Ces théories, d’abord éthique féminine différencialiste, s’intéressent notamment à l’éducation (C. Gilligan et M. Nussbaum), au lien mère-enfant (N. Noddings), ou encore à l’organisation politique et au soin apporté à l’environnement (J. Tronto).

Pour télécharger le texte de la conférence : LesAntigones_ThéoriesduCare

Un nouveau courant de pensée hérité des Etats-Unis se diffuse progressivement en France, par l’intermédiaire notamment du  secteur des services à la personne. Michèle Delaunay, alors ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie, Martine Aubry, alors Premier Secrétaire du Parti Socialiste, en ont parlé. Ce courant de pensée, qui nous vient tout droit des Etats Unis, est connu sous le nom de « Care ».

Transmettre idées et valeurs par l’action artistique

Dans le cadre de notre réflexion sur la transmission, nous  nous avons invité une artiste contemporaine à notre permanence parisienne du 6 mars 2014. Elle s’est exprimée sur la manière de transmettre idées et valeurs dans l’espace public à travers des actions artistiques : la destructuration de la culture que soulignait notre dernier travail a pour corollaire l’hégémonie de normes imposées par le discours médiatique dominant. Dans l’espace public d’aujourd’hui, transmettre, c’est communiquer, diffuser le contenu par l’image. Nous avons donc échangé sur la possibilité de réinvestir l’espace de communication par l’action artistique.

Savons-nous encore transmettre ?

Notre programme de formation, consacré cette année au thème de la transmission, prévoit une séance d’auto-formation un jeudi par mois. Ces séances sont assurées par les membres du collectif Antigones, et peuvent consister en une courte conférence, suivie de débat, ou en une critique d’ouvrage. La production d’un texte publié sur le site internet suit systématiquement chacune de ces séances d’auto-formation ; elle est le fruit des réflexions de l’intervenante et de l’échange entre les personnes présentes à la permanence.

« Sans testament […] – qui choisit et qui nomme, qui transmet et qui conserve, qui indique où les trésors se trouvent et quelle est leur valeur – il semble qu’aucune continuité dans le temps ne soit assurée et qu’il n’y ait, par conséquent humainement parlant, ni passé, ni futur, mais seulement le devenir éternel du monde et en lui le cercle éternel des êtres vivants». H. Arendt

Pour télécharger le texte de la conférence : LesAntigones_LaCrisedelaTransmission

Une crise profonde, la crise de la transmission

Notre programme de formation, consacré cette année au thème de la transmission, prévoit une séance d’auto-formation un jeudi par mois. Ces séances sont assurées par les membres des Antigones, et peuvent consister en une courte conférence, suivie de débats, ou en une critique d’ouvrage. La production d’un texte publié sur le site internet suit systématiquement chacune de ces séances d’auto-formation ; elle est le fruit des réflexions de l’intervenante et de l’échange entre les personnes présentes à la permanence.

Cette première séance introductive voudrait montrer la pertinence, les enjeux et les difficultés que soulève le thème de la « transmission » retenu cette année : nous étudierons mois après mois différents volets d’une crise générale de la transmission, au sujet de laquelle je soumets quelques réflexions générales, personnelles ou inspirées de mes lectures. Les deux auteurs principaux qui m’inspirent aujourd’hui sont Hannah Arendt (La crise de la culture) et Mircea Eliade (Le sacré et le profane).

Pour télécharger le texte de la conférence : LesAntigones_LaCrisedelaTransmission

Anne Brassié et Stéphanie Bignon – Cessez de nous libérer !

Anne Brassié et Stéphanie Bignon ont co-écrit Cessez de nous libérer, petit traité pour les femmes actuelles, publié le 15 février dernier. Cet ouvrage part d’un constat historique et philosophique, portant sur les fondements de la société contemporaine, pour aboutir à une analyse de la situation actuelle des femmes, et notamment des mères de famille. Les deux auteurs sont catholiques et le disent : leur ouvrage adopte un point de vue explicitement confessionnel.

Si vous vous demandez comment vous pouvez nous aider

Beaucoup d’entre vous se demandent encore qui sont les Antigones et s’interrogent sur la raison d’être de ce mouvement. Notre rassemblement, féminin, se propose d’offrir un regard renouvelé sur la femme, dans sa complémentarité réciproque avec l’homme, et sur la société qui nous entoure. Nous voulons être une tribune pour les femmes qui ne se reconnaissent ni dans un féminisme de l’indifférenciation, ni dans un féminisme prônant la guerre des sexes. Nous ne proposons pas de doctrine, et n’en proposerons pas : notre propos veut ouvrir les débats. Les prémisses à partir desquelles nous proposons de réfléchir ont été annoncées dans notre Manifeste, et explicitées dans notre Charte. Le fruit de nos échanges et de nos réflexions vous est livré dans les articles que nous publions. Notre réflexion n’est pas autocentrée : nous parlons de la femme et proposons un regard de femmes sur le monde. Nous souhaitons être au sein de notre société une voix différente. Nos actions sont un moyen d’incarner et de diffuser ces réflexions le plus largement possible.

Petite marche des femmes contre les violences

Dimanche dernier, le 24 novembre 2013, s’est déroulée à Paris notre Petite marche des femmes contre les violences. Le rendez-vous a débuté par une explication d’Iseul Turan du sens ce cette Petite marche contre les violences – physiques, sociales et politiques dont souffrent les femmes d’aujourd’hui. Les marcheuses – et les marcheurs qui les accompagnaient – se sont ensuite mis en route en direction du Ministère des droits des Femmes, en passant à proximité du Ministère de la Santé et des Affaires familiales. Nous voulions par cette marche intervenir au service de la Cité contre toutes les violences, rappelant que si ce sont les femmes les premières victimes de violence, elles n’en sont pas les seules et que les hommes n’en sont pas les seuls auteurs.

Les politiques antifamiliales, nouvelle violence faite aux femmes

Troisième et dernier terrain de lutte choisi par les Antigones à l’occasion de la petite marche contre les violences faites aux femmes,

Les violences économiques et sociales qui touchent toute la société, nombreuses en temps de crise, fragilisent particulièrement les femmes qui ont des enfants. Celles d’entre nous qui choisissent la maternité ne peuvent plus la vivre comme elles le souhaitent, décidant elles-mêmes du nombre d’enfants qu’elles souhaitent avoir et de la manière dont elles veulent s’en occuper. Le discours officiel prône la liberté des femmes, mais sa réalité est de plus en plus contrainte par les conditions économiques et légales, constituant ainsi une violence nouvelle à l’encontre des femmes.

Les violences physiques demeurent impunies

Deuxième terrain de lutte choisi par les Antigones à l’occasion de la Petite marche contre les violences faites aux femmes,

Violences physiques impunies

Si les femmes font figures de cibles privilégiées des violences physiques, elles n’en sont pas les seules victimes, ni les hommes les seuls coupables.

Concernant les violences physiques, certains chiffres font, aujourd’hui, froid dans le dos : on estime qu’un viol est commis en France toutes les sept minutes. Seules 10% des victimes portent plainte et seule une sur deux aboutit à de véritables poursuites. Ensuite, il y a les remises de peines et toutes celles que les coupables n’exécutent pas.

Or c’est à la loi et à la Justice de garantir la sécurité des personnes, particulièrement des plus fragiles. Il convient donc de s’interroger sur la pertinence du système judiciaire actuel. Car son naufrage, en permettant l’impunité des auteurs, constitue une importante source de violence. Contre la persistance des agressions et des violences physiques, nous demandons donc que les plaintes des victimes de violences soient enregistrées, que les agresseurs soient poursuivis systématiquement, qu’ils soient jugés conformément à la loi, que leurs peines soient effectives et appliquées, et que les condamnés ne puissent plus nuire à leurs victimes.