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Le récit de la Petite marche des femmes contre les violences

Dimanche dernier, le 24 novembre 2013, s’est déroulée à Paris notre Petite marche des femmes contre les violences. Le rendez-vous a débuté par une explication d’Iseul Turan du sens ce cette Petite marche contre les violences – physiques, sociales et politiques dont souffrent les femmes d’aujourd’hui. Les marcheuses – et les marcheurs qui les accompagnaient – se sont ensuite mis en route en direction du Ministère des droits des Femmes, en passant à proximité du Ministère de la Santé et des Affaires familiales. Nous voulions par cette marche intervenir au service de la Cité contre toutes les violences, rappelant que si ce sont les femmes les premières victimes de violence, elles n’en sont pas les seules et que les hommes n’en sont pas les seuls auteurs.

Les banques vous font chanter ? Dansez avec les Antigones !

Danser devant une banque ? Quelle drôle d’idée ! Et pourtant…

Gyptis, l’antenne marseillaise des Antigones, a dansé samedi devant la Banque de France, place Estrangin.

Nous avons dansé un cercle circassien, un classique des bals folks. Très simple, cette ronde permet aux danseurs de faire connaissance entre eux, de partager un moment joyeux, de pure convivialité, sans calcul ni arrière-pensée : des séquences se répètent, au cours desquelles on change de partenaires, jeunes, vieux, bons ou moins bons danseurs, pour le seul plaisir de danser.

Partenaires ? On danse en couple, bien sûr. Un homme et une femme forment un tout harmonieux, complémentaire. Où nos détracteurs voient-ils une quelconque soumission ? L’un est nécessaire à l’autre et vice-versa. Comme le Yin et le Yang.

Mais si le couple est à la base de ces danses, il évolue au sein d’un groupe. Danser, c’est aussi souder : on saute ensemble, on avance ensemble, on recule ensemble, on tourne ensemble en écoutant ou en fredonnant la même musique.

Aujourd’hui, chacun écoute la musique de son téléphone ou de son iPod, coupé du monde, coupé des autres. Et si nous réapprenions à chanter et à danser ensemble ? Le lien social, l’harmonie, passent par ces deux activités indispensables au « vivre-ensemble » dont on nous rebat les oreilles toute la journée, en même temps qu’on détruit ce qui le rendrait possible.

Danser devant une banque, c’est opposer des liens humains aux liens marchands. C’est opposer notre joie de vivre à la faillite de notre société où nous conduisent tout droit les banques.

Un olivier pour lancer l’antenne marseillaise des Antigones

…car pour que soit un arbre fleuri, il faut d’abord que soit un arbre, et pour que soit un homme heureux, il faut d’abord que soit un homme. 

A. de Saint-Exupéry, Citadelle

 

Le lancement de l’antenne marseillaise ouvre pour les Antigones le temps des fondations: si l’été a vu mûrir notre projet commun, et nous a permis de tracer en pleine clarté les lignes de force qui nous rassemblent, le temps est venu de poser les premières pierres, de planter en terre ce que nous sommes déjà devenues.

Symbole fort de ce que nous sommes et voulons être, l’olivier déposé samedi dernier sur le sol de Marseille résume la volonté qui nous habite et le sol qui la fonde.
Symbole de la paix que nous voulons bâtir, il nous rappelle que notre raison d’être n’est pas la stérilité du conflit, mais la paix que nous voulons inlassablement tisser, jour après jour, année après année, mais l’harmonie que nous voulons faire naître à l’horizon de notre présent, femmes et hommes ensemble pour construire.